Centre de supervision urbain, vidéo-surveillance : c’est toujours non !

Intervention de Katell Andromaque lors du Conseil Municipal du 21 décembre 2018

Lors du Conseil Municipal de septembre 2018, Noëlle Corno s’est exprimée sur notre position par rapport à la vidéo-surveillance. J’ai décrit en quoi elle est inutile, coûteuse et potentiellement dangereuse à moyen ou long terme.

Malheureusement, les excès constatés dans ce qui n’est souvent plus du « maintien de l’ordre » pendant les manifestations des dernières semaines nous confortent dans cette inquiétude. Quand l’Etat est capable de procéder à des interpellations préventives envers des gens dont la seule faute était de vouloir exprimer leur opinion ou, comme à Nantes ou à Toulouse, d’user de façon totalement disproportionnée de grenades lacrymogènes et assourdissantes, voire de canons à eau à Toulouse, alors qu’aucune provocation préalable des manifestants n’avait eu lieu et quasiment sans somation, alors l’inquiétude sur les moyens de surveillance de la population est plus que nécessaire.

En cohérence avec cette position, je voterai donc CONTRE la délibération.

 

Publié dans 12 2018 décembre, Démocratie, Métropole | Laisser un commentaire

Vidéo-surveillance : couteux, pas efficace et dangereux

Intervention de Noëlle Corno lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2018

La délibération sur laquelle nous sommes appelés à nous prononcer ce soir est limitée dans son champ d’application, puisque qu’il ne s’agit que d’intégrer un groupement d’achat pour la mise en place éventuelle de caméras pour des bâtiments publics, sans traitement en temps réel des images. A noter quand même que la délibération ne précise pas si ces caméras auraient pour champ de captation la voie publique ou uniquement l’intérieur et les accès aux bâtiments.

Cependant, le contexte dans laquelle elle intervient nous conduit à nous exprimer de façon plus large sur la question de la vidéo-surveillance.

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Publié dans 09 2018 septembre, Démocratie | Laisser un commentaire

Budget 2019 : un rapport de présentation partiel et trompeur

Intervention de Katell Andromaque lors du Conseil Municipal du 21 décembre 2018

Une remarque sur les recettes liées aux droits de mutation : la majorité se félicite du dynamisme et de l’attractivité de notre commune. Le fort niveau des droits de mutation est en grande partie lié aux prix des logements. Si c’est une bonne nouvelle pour les finances de la ville, c’est une mauvaise nouvelle pour une partie de la population qui a des difficultés à s’installer ou à rester sur la commune.

Le Rapport de présentation du Budget Principal pour l’année 2019 présente un visage différent des années précédentes. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 2,3 % contre en moyenne de 1,1 % pour les 3 années précédentes.

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Publié dans 12 2018 décembre, Budget - Finances | Laisser un commentaire

Accueils périscolaires : des situations de tension

Intervention de Katell Andromaque lors du Conseil Municipal du 21 décembre 2018

La délibération dont ce débat est l’objet a notamment pour vocation de modifier les modalités d’inscription et de désinscription aux services publics de l’accueil des enfants par la ville. Je tiens à souligner que la souplesse pour les parents reste importante par rapport à de nombreuses autres communes, même si elle diminue légèrement.

La dernière version du règlement datait de 2013. Elle ne faisait pas mention de la baisse du taux d’encadrement autorisée par la mise en place du PEDT. Pouvez-vous nous indiquer quelle a été l’évolution effective du taux d’encadrement sur les différents temps d’accueil (midi et périscolaires du matin et de l’après-midi) ? Pouvez-vous également expliquer quelles sont les mesures compensatoires qui justifient ou justifieraient une telle baisse ? A travers le règlement, la ville s’engage à avoir un taux d’encadrement de 1 animateur pour 14 enfants de 3 à 5 ans et 1 pour 18 de 6 à 11 ans. Cela est peu. Je voterai CONTRE la délibération concernant la modification de ce règlement.

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Publié dans 12 2018 décembre, Education Jeunesse | Laisser un commentaire

Accueil des populations « roms » : des terrains d’insertion prometteurs

Intervention de Katell Andromaque lors du Conseil Municipal du 21 décembre 2018

En Loire-Atlantique, près de 2000 personnes, dont de nombreux enfants, vivent dans des bidon-ville. Ce chiffre est à mettre en parallèle des 1 million 400 mille habitants du département. Les conditions de vie dans ces bidonvilles sont indignes, la santé des personnes précaires, la scolarisation des enfants difficiles.

Les personnes qui ont quitté la Roumanie ou la Bulgarie, des Européens donc, pour venir jusque dans les pays de l’Europe de l’Ouest fuyaient une situation de grande difficulté économique et de discrimination. La plupart d’entre eux choisissent d’autres pays que la France. En Espagne, par exemple, où ceux qu’on appelle les « roms » sont 5 fois plus nombreux qu’en France, il n’existe pas de « problème roms », notamment grâce à l’accès au logement.

En France, l’absence de réponse politique globale a conduit à l’émergence de bidonvilles. Chaque évacuation met en errance des dizaines de personnes, dont des bébés et des enfants, qui n’ont pas d’autres choix que de recréer un bidonville ailleurs. Il n’est pas rare que des gens soient expulsés plusieurs fois en une seule année. Les expulsions ne peuvent pas être une solution pérenne. Elles ne font qu’exacerber la question et créé des ruptures de scolarisation dramatique pour les enfants.

Une Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale a été créé par Nantes Métropole. A Rezé, le remplacement de bibonvilles par des terrains aménagés et permettant une intervention sociale a été la conséquence d’une démarche d’élaboration qui mérite d’être saluée.

Les communes de l’agglomération qui n’accueillent pas de tels terrains sont appelées à contribuer financièrement à leur création et à leur maintien. Nous ne pouvons que le saluer. Notons que le montant de cette contribution est faible et qu’aujourd’hui seule une partie des personnes vivant en bidonville pourra bénéficier de cette solution transitoire vers l’intégration pleine et entière dans la société. Ce processus doit donc se développer dans les années à venir vers la résorption totale des bidonvilles.

Je voterai POUR cette délibération.

La Chapelle sur Erdre accueille quant à elle 2 familles. Cet accueil n’a aucun lien avec la Maîtrise d’Oeuvre Urbaine mais les personnes concernées ayant des histoires similaires, un lien peut être fait entre les deux sujets.

Le travail réalisé par le CCAS dans ce cadre est à saluer. L’intégration des plus jeunes dans la commune et la volonté des jeunes adultes d’intégrer des logements hors accueil d’urgence est prometteuse pour l’avenir. N’oublions pas que nous demandons à des gens d’atteindre une autonomie économique alors qu’ils font forcément face à de fortes discriminations face à l’emploi (c’est déjà compliqué pour des personnes sans particularité d’origine mais seulement des parcours de vie non lisses). Nous leur demandons également de renoncer à une partie de leur culture, notamment concernant l’habitat, adapté en France à des faibles tailles de foyer (des parents et quelques enfants au maximum) alors que ceux qu’on appelle les roms vivent de façon inter-générationnelle.

Alors oui, l’accueil a un coût, oui des pratiques peuvent choquer ceux qui n’y sont pas habitués et ne sont pas prêts à accepter ce qui leur est étranger. Mais c’est le prix d’une société apaisée, dans laquelle tout le monde a à gagner. Nous sommes une société riche, même si elle est bien trop inégalitaire. Nous avons le devoir humain de partager cette richesse.

Publié dans 12 2018 décembre, Solidarité | Laisser un commentaire