Déchets : Demain, c’est maintenant qu’il faut y penser !

Intervention de Noëlle Corno lors du Conseil Municipal du 13 novembre 2017

Malgré le sommaire du rapport de Nantes Métropole sur les déchets qui met en exergue l’ambition de la métropole pour un territoire zéro déchet et zéro gaspillage, les chiffres sont contrariants puisqu’ils font état d’une augmentation générale de presque 4 % entre 2010 et 2016 et de 1 % entre 2014 et 2016, passant ainsi de 296 764 tonnes en 2010 à 304 734 tonnes en 2014 et 308 037 tonnes en 2016. Certes dans le détail, les ordures ménagères baissent alors que les emballages, les déchets verts, le tout venant, le verre et le bois progressent. Mais il semble difficile d’atteindre ces objectifs quand l’ambition de la métropole est de progresser de 100 000 habitants en 20 ans. Cela ne se fera pas sans produire plus de déchets ! N’y-a-t-il pas là des injonctions contradictoires ? D’ailleurs en fonction de ces perspectives démographiques, est-il prévu un plan d’investissement pour la gestion des déchets supplémentaires occasionnées par cette augmentation de population ?

Et pour reprendre un des slogans utilisé par la Métropole, « Demain, c’est maintenant qu’il faut y penser. »

Pour ce qui concerne les déchets à la Chapelle-sur-Erdre

Il y a un aspect concret sur lequel il est nécessaire d’agir, c’est la réduction des déchets verts en déchetterie. Il est aberrant de multiplier les kilomètres en voiture pour transporter plus de 4500 tonnes de déchets verts par an à la déchetterie de la Chapelle alors qu’il suffirait d’avoir un broyeur à domicile pour les conserver dans son jardin. Pour cela trois mesures peuvent être mises en œuvre pour répondre à cela :

  • la 1ère, subventionner l’achat de broyeurs collectifs aux habitants. En plus de la réduction des déchets à traiter par Nantes Métropole, de bonnes pratiques entre les voisins peuvent s’instaurer.
  • la 2ème, mettre à disposition un service à domicile pour des volumes plus importants lors de besoins ponctuels comme la suppression ou la réduction de haies importantes, ou l’abattage d’arbres. Ce service pourrait être rendu à domicile par des associations locales ou des professionnels spécialisés dans ce type de service.
  • la 3ème, élaborer des fiches conseils pour l’utilisation des différents déchets verts de tonte de pelouses, et de broyats d’arbustes, en collaboration avec les associations locales. En effet il ne s’agit pas que de conseils techniques mais aussi de création d’une dynamique collective. Nantes Métropole ne connaît que les grandes associations nantaises qu’elle finance, qui, si elles sont utiles, ne sont pas forcément proches des chapelains.
Ce contenu a été publié dans 11 novembre 2017, Métropole, Services publics. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.