Ville apaisée – vitesse sur les voies structurantes de la Chapelle

Intervention de Noëlle Corno lors du Conseil Municipal du 13 novembre 2017 (question diverse)

La Communauté Urbaine a établi des règles concernant la vitesse de la circulation dans les rues des villes de l’agglomération nantaise. La vitesse maximale sur les voies définies comme « structurantes » est établie à 50 km/heure.

La rue du Plessis, la rue du Château d’eau, les rues de Gesvrine, la rue de la Bauche et la rue de Cotalard apparaissent en vert sur les plans fournis dans la convocation à la Commission Aménagement Durable. Elles sont considérées comme « structurantes ».

Rue du Plessis

La rue du Plessis est donc classée comme voie structurante, aussi la vitesse maximale actuelle de 30 km/heure va passer à 50 km/heure.

Pourtant les comptes-rendus des réunions du Groupe d’Animation du Quartier Centre du 24/11/15 et du 10/5/2017, à propos des questions sur cette rue, mentionnent la réponse du représentant de Nantes Métropole, à savoir que les zones 30 resteront en place telles quelles.

Dans cette rue, plusieurs établissements accueillent des personnes fragiles :

  • Des personnes âgées à la maison de retraite du Ploreau et au Domicile Service,

  • De très jeunes enfants à la crèche du Ploreau et au Multi-accueil.

Et elle est traversée par un grand nombre de passages piétons.

Il est possible de faire des zones à 30 km/heure auprès de tels établissements et au droit des passages piétons dans une rue à 50 km/heure mais quand des tronçons à vitesses différentes alternent,  l’automobiliste ne sait plus où il en est à moins d’être très vigilant.

A une époque où les villes veulent apaiser la circulation des automobiles en ayant pour objectif de limiter cette vitesse à 30 km/heure, il serait incompréhensible de faire l’inverse dans une rue qui est à 30 km/heure depuis sa création il y a environ 20 ans !

Rue du Château d’eau

En 2014, il était projeté de mettre la rue du Château d’eau en « Chaucidou, chaussée pour les circulations douces » c’est-à-dire d’y installer 2 bandes cyclables et de faire rouler les automobiles au milieu de la chaussée en se déportant sur le côté pour croiser un autre véhicule. Dans ce schéma, il était prévu de passer la vitesse maximale à 30 km/h.

Pour quelle raison a-t-on abandonné ce projet qui avait pour but d’apaiser la circulation?

Rue du Château d’eau, en 1km, il y a 3 ralentisseurs et autant de panneaux « Début de zone 30 » – « Fin de Zone 30 », et deux ronds-points, soient cinq obstacles, avec une alternance de  vitesse limitée à 30 ou à 50 km/h. Quelle lisibilité pour l’automobiliste ?

Les rues de Gesvrine

De même à Gesvrine, on a de nombreux ralentisseurs sur des voies dites structurantes. Or, ce sont plutôt des voies de desserte du quartier qui ont besoin d’une circulation apaisée pour la sécurité des piétons et des cyclistes.

Il en est de même pour les rues de la Bauche et de Cotalard jusqu’au Limeur qui desservent les quartiers Clépettre, Grimaudière, Chesnaie, Gournière.

Dans ces rues, soit il n’y a pas de trottoir, soit les bordures de trottoir sont du type A1 qui ne font pas office de chasse roue au cas où un véhicule fait un écart, et sont peu dissuasives au stationnement sur le trottoir. Les piétons sont donc très mal protégées, ce qui justifie tout à fait une limitation de vitesse à 30 km/h.

Dans le magazine municipal d’octobre-novembre 2017 page 14, on apprend que la moyenne des vitesses mesurées dans la rue Mozart pendant une semaine, 24 heures sur 24, avant les modifications de l’été, était de 69 km/heure pour 50 km/h autorisée, on peut être inquiet !

Au nom du groupe PAEC, je demande donc que ce plan de modération des vitesses soit revu.

Pour une ville vraiment apaisée et sûre pour les piétons et les cyclistes, ce serait :

– beaucoup plus simple et lisible par les automobilistes que l’ensemble de l’agglomération de La ChapellesurErdre soit limitée à 30 km/h et que seule la RD75 et la RD39 soient limités à 50 km/h hors agglomération.

beaucoup moins coûteux pour les finances publiques par la suppression des panneaux « Début de zone 30 » – « Fin de Zone 30 ».

moins bruyant pour les riverains, en particulier ceux des quartiers riverains du CD 39, le Bourbon, la Mongendrière, …

moins producteur de gaz à effet de serre, moins on roule vite, moins on consomme d’essence.

Pour aller réellement dans le sens du développement durable, il faut du courage politique et non un discours avec des actions contradictoires.

Ce contenu a été publié dans 11 novembre 2017, Transports, Urbanisme. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.