Bons pour l’accès aux loisirs : les raisons de leur non utilisation

Question diverse posée par Joseph Violain lors du Conseil Municipal du 2 mai 2016

loisirsEn ce qui concerne l’accès aux loisirs pour tous une enquête a eu lieu sur la non d’utilisation des bons attribués. Le résultat d’utilisation reste assez modeste, même s’il n’est pas négligeable. L’enquête téléphonique auprès de 43 familles sur 193 qui ne les ont pas utilisés reste un échantillon qui peut statistiquement être considéré comme représentatif, mais la non utilisation est, par définition, individuelle et propre à chacun et on se prive, sans doute, par un sondage de la précision de l’information.

Les résultats sont, cependant, intéressants à observer.

La moitié des familles qui a répondu ne pas avoir le temps de pratiquer une activité extra professionnelle et c’est le cas, notamment, des familles monoparentales ou ayant des enfants en bas âge ou encore porteur de handicap.Un quart des familles ne connaît pas le dispositif et un quart déclare ne pas être intéressé.

Au-delà de la formulation des réponses et de la liberté de chacun de participer, ou non, à des activités proposées, il semble important de s’interroger sur les résultats qui traduisent au moins deux difficultés : se libérer pour participer ou accompagner ses enfants quand on a des charges familiales lourdes ou quand on est seul à y répondre, s’intégrer dans la vie locale quand on est en situation précaire sur le plan économique ou social. Le repli sur soi est souvent un résultat de ces situations.

Par conséquent, quelles mesures pensez-vous prendre pour faciliter la participation de ces familles aux activités de loisirs ?

Réponse apportée par Madame TALBOT
Avant de rebondir sur ce que vous dites, je voulais juste préciser des chiffres montrant l’évolution qu’il y a eu par rapport à 2009, et donc par rapport à l’ancien dispositif qui existait auparavant. En 2009, 64 familles bénéficiaient de ce dispositif avec 33 adultes et 78 enfants. Le bilan de l’édition 2015 est quand même de 256 familles utilisatrices, dont 370 adultes et 704 enfants. Il y a donc eu une évolution, depuis les premières années, du dispositif puisque, maintenant, les gens qui ont les coupons ne sont plus obligés de se déplacer, ces derniers étant envoyés directement. La Ville a donc fait quelque chose pour essayer de toucher le plus possible de personnes avec ces dispositifs.

Il est vrai que l’on peut toujours faire mieux et à la commission nous avions discuté du fait de sensibiliser les associations à ce nouveau dispositif par l’intermédiaire, pourquoi pas, de la Vitrine Associative, et donc de faire travailler la solidarité, le covoiturage, pour essayer d’aider ces personnes qui ne pourraient pas se déplacer pour amener leurs enfants ou venir elles-mêmes. Il s’agit donc de sensibiliser au niveau des associations pour voir ce qu’il est possible de faire.

Monsieur VIOLAIN fait part de sa satisfaction à l’écoute de cette réponse et regrette qu’elle n’ait pas été mentionnée dans le compte rendu de la Commission, ce qui lui aurait évité une question de plus.

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